Fuites cachées dans les immeubles anciens bordelais

Canalisations en plomb, fonte ou galvanisé : les immeubles anciens de Bordeaux concentrent des risques spécifiques de fuites cachées. Tour d'horizon des causes et solutions.

Le patrimoine architectural bordelais est exceptionnel, mais les réseaux d'eau qu'il abrite datent parfois de plusieurs décennies. Aux Chartrons, à Saint-Pierre ou à la Victoire, des canalisations en plomb ou en fonte courent encore dans les murs en pierre de taille.

Des matériaux qui vieillissent mal

Le plomb, interdit depuis 1995, reste présent dans de nombreuses colonnes montantes. La fonte grise se corrode de l'interieur et finit par se perforer. Le galvanisé, lui, s'entartre progressivement jusqu'a reduire le debit puis fuir aux raccords. Ces defaillances sont insidieuses : elles progressent pendant des mois avant de provoquer un dégât des eaux visible.

Les zones à risque à Bordeaux

Les immeubles construits avant 1975 dans les quartiers centraux (Saint-Pierre, Capucins, Saint-Michel, Nansouty) sont particulièrement concernés. La pierre calcaire bordelaise, bien que noble, crée un environnement humide qui accélère la corrosion des canalisations métalliques encastrées.

Détecter sans démolir

La détection par gaz traceur ou la caméra endoscopique permet de localiser une fuite dans une canalisation encastrée ou enterrée sans toucher aux murs. Le rapport qui en découle précise le mètre linéaire ou se trouve la perforation, ce qui limite les travaux de reprise au strict minimum.

Chemisage : la solution durable

Quand les canalisations sont trop dégradées pour être simplement réparées, le chemisage tubulaire sans tranchée permet de créer un nouveau tuyau à l'intérieur de l'ancien. Technique propre, rapide et durable, elle évite de sacrifier les boiseries ou les carrelages d'époque.

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